Mme M... de M...—Un petit roman qui est l'histoire exacte de ses aventures avec M. J...
Il n'en fallait pas tant pour décider M. de Croisenois.
—C'est assez, interrompit-il, je me rends. Oui, je m'incline devant votre mystérieuse puissance, plus formidable que celle de la police...
—Et bien autrement sérieuse, ajouta l'excellent docteur. Nous n'avons jamais examiné nos opérations à ce point de vue. C'est un tort. N'entreprenez rien contre le droit, la loi ou la foi, et on ne vous fera pas chanter. Donc, le «chantage» est un moyen de moralisation...
Mais le marquis de Croisenois était trop agité pour goûter la plaisanterie. Il se retourna vers B. Mascarot, et, d'une voix brève, dit:
—J'attends vos ordres, monsieur.
Comme toujours, B. Mascarot l'emportait. Successivement il avait abattu le comte de Mussidan, Paul Violaine et Catenac lui-même. Maintenant il voyait M. de Croisenois à ses pieds.
Entré le front haut, rayonnant d'audace et d'impudence, le brillant marquis se résignait à passer sous les fourches caudines du placeur, si bas qu'il fallut ramper pour cela.
Dix fois, pendant la discussion, l'idée lui était venue de dire:
—Et si je n'acceptais pas, cependant, si je refusais!...