Le ton plut à M. de Breulh, qui eut un sourire et un geste cordial.

—C'est à moi plutôt, qui vous dérange, fit-il, de vous demander pardon. Je vous suis adressé par un de mes amis, un de mes...

Il cherchait.

—Par le prince Crescenzi, peut-être! demanda André.

C'est à peine si M. de Breulh connaissait le célèbre armateur, mais il saisit avec empressement la perche que lui tendait son interlocuteur.

—Précisément! répondit-il. Le prince fait le plus grand cas de votre talent et n'en parle qu'avec enthousiasme. Connaissant la sûreté de son goût, je me suis dit qu'il me faudrait un tableau de vous... Soyez tranquille, vous serez chez moi en bonne compagnie...

André s'était incliné, plus rougissant qu'une pensionnaire à un compliment de monseigneur l'évêque.

—Je ne saurais trop vous remercier, monsieur, dit-il, d'avoir ainsi cru le prince Crescenzi sur parole, malheureusement vous vous serez dérangé, et je crains, inutilement...

—Pourquoi cela?

—J'ai eu tant d'occupation, les mois derniers, tant de travail, que je n'ai rien d'achevé, rien de présentable...