—Vous l'avez dit.
—Décidément, murmura B. Mascarot, il faut savoir au juste qui est ce gaillard-là!
Florestan prit son air le plus diplomatique, et ricana d'un petit ton friand:
—Eh! eh!...
—Tu le connais? interrogea vivement le placeur.
—Allons, papa Mascarot, répondit le beau domestique, ne vous emportez pas, on va tout vous dire sans vous faire languir. Vous êtes un bon enfant, vous!... Donc, avant-hier, je fumais ma pipe devant la grille de l'hôtel, quand je vois passer notre jeune coq. Dame! il avait la crête basse! Mais je comprends ça. Si ma connaissance tombait malade, je serais tout chose...
Bref, n'ayant rien à faire, je me dis: «Toi, je saurai qui tu es.» Et là-dessus, je me mets à le suivre, les mains dans mes poches. Il marche, il marche... moi aussi, naturellement. Enfin, il entre dans une maison. Bon! J'entre derrière lui une minute après. Je vais droit à la portière, et lui montrant ma blague que j'avais tirée de ma poche, je lui dis: «Voici ce que vient de perdre le jeune homme qui monte, le connaissez-vous?»—Certainement, répond-elle, c'est l'artiste du quatrième, M. André!...
—Mais cela se passait rue de La Tour-d'Auvergne, nº..., interrompit B. Mascarot.
—Juste!... répondit le beau domestique abasourdi. Ah!... vous me faites poser, vous êtes mieux informé que moi.
Non, l'honorable placeur ne faisait pas poser Florestan.