Poluche respira longuement et bruyamment, en homme allégé d'un pesant fardeau.
—Cela étant, monsieur, fit-il en offrant au bonhomme la chaise unique du Conservatoire, daignez donc vous asseoir, le patron ne saurait tarder à arriver.
Mais le père Tantaine refusa poliment, protestant qu'il serait désolé de gêner, affirmant qu'il attendrait fort bien debout, et qu'il se retirerait plutôt que de troubler une leçon qui lui avait paru bien intéressante.
—Oh!... reprit vivement le professeur, la leçon touchait à sa fin. Voici l'heure où la Butor donne la pâtée à mes coquins.
Et, se retournant vers ses élèves dont pas un n'avait osé broncher.
—Assez pour aujourd'hui, prononça-t-il, leste, sauvez-vous.
Les gamins ne se le firent pas répéter deux fois. Ils poseront leurs instruments à terre, et avec des cris d'écoliers entrant en récréation, non sans bousculades, ils se précipitèrent dans l'escalier, au risque de se rompre le cou.
Peut-être espéraient-ils que leur maître, préoccupé de son visiteur, oublierait certaines menaces faites pendant la leçon.
Vain espoir!... Le sévère mais juste Poluche est doué d'une mémoire impitoyable.
Gravement il se dirigea vers le palier, et se penchant au-dessus de la cage de l'escalier, il appela d'une voix formidable qui dominait le bruit: