A peine arrivé à la «bâtisse» du riche entrepreneur, André avait quitté son paletot et revêtu une blouse de travail, roulée dans sa boîte d'outils.
—Il s'agit, avait-il dit, de regagner le temps perdu.
Il comptait le regagner, en effet, mais il n'avait pas donné vingt coups de maillet, lorsqu'un petit apprenti monta le prévenir qu'un monsieur le demandait en bas.
—Et un homme un peu cossu, même, ajouta le gamin, tout ce qui se fait de mieux dans le grand genre.
Fort contrarié d'être dérangé, André abandonna son ciseau et descendit, mais toute sa mauvaise humeur se dissipa lorsque, sur le trottoir, il aperçut M. de Breulh-Faverlay.
C'est avec l'empressement le plus sincère et le plus vif qu'André s'avança vers M. de Breulh.
Sa reconnaissance était grande pour ce généreux gentilhomme, qui, après s'être effacé devant lui avec tant d'abnégation, devenait l'auxiliaire le plus utile et le plus dévoué de ses espérances.
—Ah!... voilà qui est bien, monsieur, s'écria-t-il, de sa voix la plus joyeuse, merci de vous être souvenu de moi.
Et montrant ses mains, déjà toutes blanches de plâtre, il ajouta:
—Vous m'excuserez de ne pas vous les tendre, le métier, voyez-vous...