—Lui!... interrogea-t-elle, toute brûlante de curiosité, que voulez-vous dire?
—Que votre marquis de Croisenois est un misérable qui a surpris la bonne foi de Mme d'Arlange.
—Je suis loin d'affirmer le contraire, mais je crois...
—Avant tout, ma chère Clotilde, écoutez nos raisons.
Et aussitôt, avec une vivacité extrême, M. de Breulh mit la vicomtesse au courant de la situation, lui montra la lettre si cruellement significative de Sabine et lui exposa presque mot pour mot la déduction d'André.
Il fallait que Mme de Bois-d'Ardon fût terriblement intéressée, car elle n'interrompit pas une seule fois. Elle se contentait d'approuver ou d'improuver de la tête.
Lorsque le gentilhomme eut achevé:
—Tout cela est fort bien trouvé, reprit-elle d'un petit air capable qui lui allait à merveille. Le malheur est que votre raisonnement pèche absolument par la base.
—Par exemple!
—Vous doutez? Alors, je prouve. Voici un prétendant mystérieux qui se dessine, n'est-ce pas. Très bien. S'il obtenait la main de cette pauvre Sabine, à quoi la devrait-il? A un incompréhensible pouvoir sur le comte et la comtesse de Mussidan, à des manœuvres infâmes, à des menaces.