M. Mascarot daigna sourire.

—On dirait, fit-il, que tu sais ce que la comtesse écrit.

—Dame! vous comprenez, on aime à savoir ce qu'on porte. Elle dit simplement: «Mon ami, j'ai besoin de tant...» et il paie sans rechigner. Il faut, voyez-vous, qu'il y ait eu quelque chose entre eux.

—D'après cela, je le croirais.

—Parbleu!... Aussi qu'arrive-t-il? Quand monsieur et madame se trouvent ensemble, c'est pour se disputer. Et quelles disputes!... Dans les ménages d'ouvriers, quand le mari a un peu bu, il cogne et la femme crie. Mais ce n'est rien. On se couche là-dessus, on s'embrasse sur les bleus et tout est dit. Tandis qu'eux, papa Mascarot, je les ai entendus se dire froidement de ces choses qu'on ne peut pas pardonner...

A l'air distrait dont le brave placeur écoutait ces détails, on eut pu croire qu'il les connaissait.

—Comme cela, fit-il, je ne vois, dans la maison, que Mlle Sabine dont le service ne soit pas désagréable.

—Oh! elle, il n'y a rien à lui reprocher, elle est bonne, pas regardante, polie.

—De telle sorte que son prétendu, M. de Breulh-Faverlay, sera un très heureux mari.

—Heureux, c'est selon. Le mariage n'est pas fait. D'ailleurs...