—Pourquoi?...

—Ah! Georges, parce que... elle sanglotait... Georges, si vous saviez, si...

Il s'était encore avancé, il avait osé la saisir par la taille, et elle se débattait faiblement. Déjà, il se penchait vers ce front si pur qui attirait irrésistiblement ses lèvres, quand tout à coup il sentit que le corps de la duchesse s'affaissait entre ses bras, ses traits se décomposaient affreusement, elle étendait vers la porte son bras roidi.

Georges se retourna vivement.

La porte de la chambre était ouverte et Norbert de Champdoce se tenait immobile sur le seuil.

Le marquis de Croisenois était brave: cependant tout son sang se figea d'un bloc dans ses veines.

Il vit, comme aux lueurs de l'éclair, la situation telle qu'il l'avait faite, telle qu'elle était: affreuse, désespérée, sans issue...

—N'avancez pas!... cria-t-il d'une vois terrible; n'avancez pas!...

Il était dans la maison d'autrui, la nuit, sans armes... et il menaçait. Il lui semblait que la vie de la duchesse était en danger, et sa raison s'égarait.

Un éclat de rire sardonique de Norbert le rappela au sentiment du péril réel.