—Peut-être, répondit Romain, j'ai en portefeuille une pièce en cinq actes que je destine aux Français.

—Quel titre?

Les Oisifs.

—Bon! toute l'Administration ira voir ça. Avez-vous lu?

—Pas encore, je ne connais personne.

—Eh bien! je vous donnerai un coup d'épaule. Je ne suis pas votre chef de bureau pour rien. Nous irons voir Got et M. Régnier, et puis j'ai dans ma manche certain personnage…

—Oh! Monsieur, comment vous remercier! s'écria Caldas enthousiasmé.

—C'est bon, c'est bon! vous me remercierez le soir de la première représentation. Mais il faudra m'apporter le manuscrit. Vous en êtes content?

—Ma foi, oui; il n'y a que le troisième acte qui m'inquiète. Je l'avais écrit, il était bon, et puis voilà que je le perds dans le déménagement. Je l'ai refait deux fois, mais il n'est pas aussi bien venu que la première.

M. Deslauriers hocha la tête.