Basquin lui enseigna l'art de rétrécir le diamètre d'un chapeau en insérant entre la doublure et le carton quelques feuilles d'un magnifique papier à lettre.
Nourrisson, qui mange des harengs saurs parce qu'il est coquet, lui offrit une brosse, un peigne et du savon qui sentait le musc.
Caldas n'accepta pas. Il était trop pressé.
Au moment où il sortait, Basquin l'arrêta.
—Il fait du soleil, lui dit-il, je vais vous accompagner.
La mine de Romain s'allongea à cette proposition.—Si ce diable d'homme vient avec moi, pensait-il, adieu mon déjeuner.
Il n'osa pas cependant décliner l'offre gracieuse.
—Attendez-moi, dit Basquin, le chapeau qui me va est deux étages plus haut, à la comptabilité. Je vais le chercher.
Gérondeau profita de ce retard pour faire à Caldas quelques recommandations suprêmes.
L'opulent expéditionnaire ne voyait pas sans angoisses son chapeau aller se promener sur la tête d'autrui.