—Au moins fallait-il le prévenir, lui demander conseil.

—Certain d’avance d’un refus! Quelle folie! j’aurais passé outre: juge alors.

—Au moins promets-moi d’être raisonnable s’il te gronde, de ne pas te mettre en colère.

—Je te le promets; mais tu verras comme j’ai eu raison.

—Ah! je le souhaite, murmura tristement madame Divorne.

Pascal l’embrassa, et sa cause fut gagnée. Désormais elle était prête à se ranger du côté de son fils, sûre qu’il ne pouvait avoir tort.

Voilà pourtant comme toutes les mères sont difficiles à convaincre! Ah! elles ne se paient pas de mauvaises raisons!

Il paraît que l’avoué ne recouvra pas son courage en route. Lorsqu’il revint, l’affaire urgente terminée, sa figure était loin d’avoir gagné en sévérité. Il ne fut question de rien. Il causa fort amicalement avec son fils. Il rit, plaisanta, mais de la démission, pas un mot.

Il n’en fut pas question davantage le lendemain, ni les jours suivants. Dieu sait pourtant qu’on ne se faisait pas faute de lui demander partout où il paraissait:

—Votre fils est donc ici? Eh bien?...