—Tais-toi, écoute: tu as sans doute des dettes. Eh! mon Dieu! tous les jeunes gens en ont...
—Je ne dois pas un sou.
—Mais écoute-moi donc, je ne te demande rien. Sois franc, tu as besoin de cinq mille francs?
—Mon cher père...
—Il te faut davantage... soit, tu auras dix mille francs.
Et l’avoué, se levant, comme pour annoncer que la discussion était close, se dirigea vers la porte. Pascal comprit qu’il fallait en finir.
—Mon père, dit-il, j’ai besoin de tout ou de rien.
—Rien alors, répondit M. Divorne d’un ton menaçant, en revenant sur ses pas; rien. Crois-tu que je vais, jeune insensé, te laisser dissiper ta petite fortune?
—Cet argent m’est nécessaire, pourtant, indispensable.
—Ah! c’est indispensable; soit. Ta tante t’a laissé une ferme, une ferme que je te rendrai en bon état, avec un bail avantageux. Soit, reprends tes biens et arrange-toi. Qu’en feras-tu?