Enfin, le jour indiqué, M. Divorne conduisit son fils dans son cabinet.
—Voici, dit-il, en lui montrant une liasse d’actes, vos comptes de tutelle. Voyez si j’ai administré vos biens en bon père de famille. Lisez, et donnez-moi quittance.
Pascal prit une plume.
—Non, lisez, insista l’avoué.
Et comme le jeune homme s’y refusait, il prit les actes, et lui-même lut à haute voix, insistant sur certains détails, et de temps à autre s’arrêtant pour demander:
—Êtes-vous satisfait de ma gestion?
Les actes étaient longs. Pascal se mourait d’impatience, lorsqu’enfin cette lecture, véritable supplice qui dura près de trois heures, fut terminée.
—Maintenant, dit le père, voici votre argent. Il vous revient, comme vous avez pu vous en convaincre, quarante-trois mille sept cent cinquante-six francs soixante centimes. Comptez si tout y est.
Pascal mit les billets et l’argent dans sa poche; son père l’arrêta:
—Non, comptez, vous dis-je, j’y tiens.