—Comme si on plaisantait avec le mariage, dit gravement M. Divorne: c’est jouer avec le feu.

—Et encore, continua Pascal, qui jamais se serait douté du rôle de mon ambassadeur, sans un de mes amis qui s’est empressé de vous écrire? Le malheureux croyait me nuire, il m’a rendu le plus grand des services. Mais je voudrais bien savoir qui je dois remercier.

—Il faudrait voir l’écriture, dit M. Gerbeau; voici ma lettre.

—Et la mienne, fit M. Divorne.

Mais l’écriture, habilement contrefaite, n’apprenait rien à Pascal. Il tournait et retournait les deux lettres anonymes, tout en se creusant la tête à chercher le mobile de leur auteur, lorsqu’il aperçut ses initiales à lui, un P et un D en relief, aux angles des deux feuilles de papier.

—Morbleu! dit-il, ces lettres ont été écrites chez moi.

—Mais par qui? demandèrent ensemble M. Gerbeau et l’avoué.

—Ah! voilà, répondit Pascal; il vient beaucoup d’amis chez moi.

Mais en même temps le jeune homme se disait que, seuls, Lorilleux ou Jean Lantier avaient pu s’emparer du billet de M. de Saint-Roch. Le doute à cet égard n’était pas possible.

C’est alors que Pascal se souvint de la pâleur de son ami, la dernière fois qu’il l’avait vu. Il se rappela encore que le médecin était resté seul, ce soir-là, dans son cabinet, pour y écrire, disait-il, une lettre.