—J'entends; mais que faire de celui-ci qui est couché là?...

—Laissons-le provisoirement où il est. Je l'ai ficelé soigneusement, ainsi rien à craindre... Quand les sergents de ville du quartier passeront, vous le leur remettrez...

Il s'interrompit, prêtant l'oreille. Non loin de là, du côté de la rue de Grenelle, on entendait sur le pavé des pas lourds et cadencés qui se rapprochaient.

—Les voici!... fit le père Absinthe.

—Ah! je n'ose l'espérer! Ce serait une fière chance que j'aurais...

Il l'eut... deux sergents de ville accouraient, très-intrigues par ce groupe confus qu'ils distinguaient au coin de la rue.

En deux mots Lecoq leur exposa—comme il fallait—la situation. Il fut décidé que l'un d'eux allait conduire au poste l'homme au feutre et que l'autre resterait avec le père Absinthe pour guetter le prévenu.

—Et maintenant, déclara le jeune policier, je cours rue de Grenelle donner l'alarme... De quelle maison dépend ce jardin?

—Quoi!... répondit un des sergents de ville tout surpris, vous ne connaissez pas les jardins du duc de Sairmeuse, de ce fameux duc qui est dix fois millionnaire, et était autrefois l'ami....

—Je sais, je sais!... dit Lecoq.