Martial n'avait pas seulement paru l'entendre. Quand il eut terminé:
—Eh bien?... demanda-t-il au marquis de Courtomieu.
—Je continue à ne pas comprendre... dit froidement le vieux gentilhomme, qui avait eu le temps de se remettre.
Martial eut un si terrible mouvement, que tout le monde crut qu'il allait frapper cet homme qui était son beau-père depuis quelques heures.
—Eh bien!... moi, je comprends!... s'écria-t-il. Je sais maintenant qui était cet officier qui s'est introduit dans la chambre où j'avais déposé les cordes... et je sais ce qu'il y allait faire!
Il avait froissé la lettre de Maurice entre ses mains, il la lança au visage de M. de Courtomieu, en disant:
—Voilà votre salaire... lâche!
Ainsi atteint, le baron s'affaissa sur un fauteuil, et déjà Martial sortait entraînant Jean Lacheneur, quand sa jeune femme éperdue lui barra le passage.
—Vous ne sortirez pas, s'écria-t-elle exaspérée, je ne le veux pas!... Où allez-vous?... Rejoindre la sœur de ce jeune homme, que je reconnais maintenant!... Vous courez retrouver votre maîtresse...
Hors de soi, Martial repoussa sa femme...