Mais où passer la nuit?... Il était en costume de cérémonie, nu-tête, et il commençait à avoir froid... La maison occupée par le duc à Montaignac était une ressource.

—J'y trouverai un lit, songea-t-il, des domestiques, d'autres habits, du feu, et demain un cheval pour revenir.

C'était une longue traite à faire à pied, mais dans sa disposition d'esprit cela ne lui déplut pas.

Le domestique qui vint lui ouvrir, quand il frappa, faillit tomber de son haut en le reconnaissant...

—Vous, monsieur le marquis!...

—Oui, moi!... Allume-moi un grand feu dans le salon et apporte-m'y des vêtements pour me changer...

Le valet obéit, et bientôt Martial se trouva seul, étendu sur un canapé devant la cheminée.

—Il serait beau de dormir, se disait-il, car le railleur reprenait le dessus.

Il essaya, mais il n'était pas de cette force.

Sa pensée lui échappait pour s'envoler à Sairmeuse, dans cette chambre nuptiale où il avait prodigué les plus exquises recherches du luxe.