—Oh! assez!... interrompit le marquis, assez!...
Il dégagea de son bras, le bras de sa fille, et d'une voix affaiblie:
—À quoi bon des explications!... poursuivit-il. Hélas!... il est de ces outrages qui ne se réparent pas... Puisse votre conscience vous pardonner comme je vous pardonne moi-même... Adieu!...
Cela fut dit si parfaitement, avec une intonation si juste et un tel accord de gestes, que M. de Sairmeuse en fut ébloui.
C'est d'un air absolument ahuri qu'il regarda s'éloigner le marquis et sa fille, et ils étaient déjà loin quand il s'écria:
—Cafard!... me croit-il sa dupe!...
Dupe!... M. de Sairmeuse l'était si peu que sa seconde pensée fut celle-ci:
—Où veut-il en venir, avec cette comédie? Il dit qu'il nous pardonne... c'est donc qu'il nous réserve quelque coup de jarnac!...
Cette conviction l'emplit d'inquiétude. En vérité il ne se sentait pas de force à lutter de perfidie contre le marquis de Courtomieu.
—Mais Martial lui damera le pion... s'écria-t-il... Oui, il faut voir Martial!...