—Comme partout: trois grandes chambres carrelées qui se commandent, une cuisine, une autre petite pièce noire...
—Voilà pour le rez-de-chaussée. Passons à l'étage supérieur.
—C'est que... dame!... je n'y suis jamais monté.
—Tant pis. Comment sont meublées les pièces que vous avez visitées?...
—Comme celles de tous les paysans d'ici.
Personne, assurément, ne soupçonnait l'existence de cette chambre magnifique du premier étage, que Chanlouineau, dans sa folie, destinait à Marie-Anne. Jamais il n'en avait parlé, même il avait pris les plus grandes précautions pour qu'on ne vît pas apporter les meubles.
—Combien de portes à la maison? poursuivit madame Blanche.
—Trois: une sur le jardin, une sur le verger; la troisième communique avec l'écurie. L'escalier qui mène au premier étage se trouve dans la pièce du milieu.
—Et Marie-Anne est seule à la Borderie?...
—Toute seule pour le moment. Mais je suppose que son brigand de frère ne tardera pas à aller demeurer avec elle...