Puis, à quelques jours de là, après une courte absence, sans raison apparente, ses résolutions changèrent brusquement.

Non-seulement il accepta la succession, mais il fit tout pour hâter les formalités.

On eût dit qu'il méditait quelque méchante action et qu'il s'efforçait d'écarter les soupçons, tant il mettait d'insistance à justifier sa conduite et à donner, à tout propos, les explications les plus embrouillées.

À l'entendre, il n'agissait pas pour lui, il ne faisait que se conformer aux volontés de Marie-Anne mourante; on verrait bien que pas un sou de cet héritage n'entrerait dans sa poche.

Ce qui est sûr, c'est que, dès qu'il fut envoyé en possession, il vendit tout, s'inquiétant peu du prix pourvu qu'on payât comptant.

Il ne s'était réservé que les meubles qui garnissaient la belle chambre de la Borderie, et il les brûla.

On connut cette particularité, et ce fut le comble.

—Ce pauvre garçon est fou! devint l'opinion généralement admise.

Et ceux qui doutaient n'eurent plus de doutes, quand on sut que Jean Lacheneur s'était engagé dans une troupe de comédiens de passage à Montaignac.

Les bons conseils, cependant, ne lui avaient pas manqué.