—Tu finiras par nous trahir, tante, lui dit-elle.
—Ah!... c'est plus fort que moi.
—Ne sors plus de ta chambre, en ce cas.
—Oui, ce serait plus prudent.
—Tu te diras un peu souffrante, on te servira chez toi.
Le visage de la parente pauvre s'épanouissait.
—C'est cela, approuvait-elle en battant des mains, c'est cela!
Véritablement, elle était ravie.
Être servie chez soi, dans sa chambre, dans son lit le matin, sur une petite table au coin du feu, le soir, cela avait été longtemps le rêve et l'ambition de la parente pauvre. Mais le moyen!... Deux ou trois fois, étant un peu indisposée, elle avait osé demander qu'on lui montât ses repas, mais elle avait été vertement repoussée.
—Si tante Médie a faim, elle descendra se mettre à table avec nous, avait répondu Mme Blanche. Qu'est-ce que ces fantaisies!...