En effet, au coude du chemin de Sairmeuse, un homme venait d'apparaître.
Il marchait à grands pas, au milieu de la route poudreuse, la tête nue sous le soleil, et par moments il brandissait son bâton, furieusement, comme s'il eût menacé un ennemi visible pour lui seul.
Bientôt on put distinguer ses traits.
—Eh!... c'est Chanlouineau, exclama M. Lacheneur.
—Le propriétaire des vignes de la Borderie?
—Précisément... Le plus beau gars du pays et le meilleur aussi. Ah! il a du bon sang dans les veines, celui-là, et on peut se fier à lui.
—Il faut le prier de monter, dit M. d'Escorval.
M. Lacheneur se pencha sur la balustrade, et appliquant ses deux mains en guise de porte-voix devant sa bouche, il appela:
—Ohé!... Chanlouineau.
Le robuste gars leva la tête.