Martial pouvait fuir. Mais fuir, c'était peut-être livrer la duchesse, car on le poursuivrait certainement. Il vit le péril d'un coup d'œil, et son parti fut pris.

Il secoua vivement la Chupin, et d'une voix brève:

—Cent mille francs pour toi, dit-il, si tu sais te taire.

Puis, attirant une table à lui, il s'en fit comme un rempart.

La porte volait en éclats... Une ronde de police, commandée par l'inspecteur Gévrol, se rua dans le bouge.

—Rends-toi! cria l'inspecteur à Martial.

Il ne bougea pas, il dirigeait vers les agents les canons de son revolver.

—Si je puis les tenir en respect et parlementer seulement deux minutes, pensait-il, tout peut encore être sauvé...

Il les gagna ces deux minutes... Aussitôt il jeta son arme à terre, et il prenait son élan quand un agent qui avait tourné la maison le saisit à bras-le-corps et le renversa...

De ce côté, il n'attendait que des secours, aussi s'écria-t-il: