[502] Nel mio letto dimorando sola..., giacendo in quella parte ove il mio Panfilo era giaciuto, quasi sentendo di lui alcun odore, mi pareva esser contenta, cap. III.
[503] V. sur les premiers essais de l'histoire, Tiraboschi, Storia, t. V, lib. II, cap. 6.
[504] Muratori, Scriptor., VIII. Cron., cap. 108.
[505] Cap. 57, 61, 66, 78.
[506] Cap. 135.
[507] Muratori, Scriptor., t. IX. On sait que la Question de Dino Compagni passionne depuis plusieurs années les philologues et les historiens en Italie et en Allemagne. En 1858, M. Pietro Fanfani avait avancé, d'après des arguments de langue (lui pour egli, armata pour oste), que la Chronique ne datait guère que de 1500. Le vieux Dino était donc apocryphe. L'affaire est vite devenue très-grave. Dino, défendu par M. Hillebrand (Dino Compagni, à l'Append.), attaqué par M. Scheffer-Boichorst, qui venait déjà d'abattre Malispini (Sybel's histor. Zeitschr., 1870, 2); par M. Grion, de Vérone (La Cron. di D. Compagni, Verona, 1871), qui découvrait le vrai auteur, Doni; par M. Scheffer de nouveau (Florentin. Stud., Leipzig, 1874), relevant les erreurs, les malentendus, les plagiats, les lacunes de la Chronique, s'est vu soutenu par M. Hegel (Die Chron. des D. Compagni, Versuch einer Rettung, Leipzig, 1875), qui admet seulement des remaniements postérieurs; mais le sauvetage tenté a été tout aussitôt arrêté par M. Scheffer (Die Chron., etc., Kritik der Hegel'sch. Schrift., Leipzig, 1875), qui a repris la critique de la chronologie erronée et des allégations fausses de Dino, notamment sur les magistratures florentines, et des imitations d'après Villani. Ce dernier argument avait déjà servi contre Malispini qui fut, au contraire, selon M. Hillebrand, le modèle de Villani (opinion de Muratori et de Tiraboschi, Storia, t. V, lib. II, cap. 6.) S'il m'est permis de mettre un pied sur ce champ de bataille, ne peut-on supposer que Villani et Malispini ont eux-mêmes, pour certaines époques, copié maintes fois ces parchemins de familles, que Donato Velluti mentionne comme l'une de ses sources, et auxquels Gervinus s'arrête soigneusement dans sa Florentinische Historiographie (Wien, 1871)? Je reviens à Dino. En 1877, M. Perrens, dans son Histoire de Florence, s'est déclaré contre lui, et, dans la même année, M. Del Lungo, qui est, me dit-on, sur le point de publier le texte et la défense méthodique de Dino, est entré en lice avec impétuosité par une brochure très-vive et patriotique (La Critica italiana, dinanzi agli Stranieri e all'Italia nella questione sù Dino Compagni. Firenze, Sansoni), comme les érudits du XVIe siècle savaient les écrire. Voyez, par exemple, ces paroles à l'adresse des ennemis de Compagni, et de quiconque «non rifugge dal coprire con l'onesto manto dei diritti della critica, della scienza e della ragione, ciò che di più basso hanno le passioni, e di più miserevole l'ignoranza prosuntuosa e ciarliera». On le voit, la question n'est pas près d'entrer dans une phase pacifique. J'ai consulté à Florence quelques personnes désintéressées, très-propres à m'éclairer sur le problème, puis, après avoir lu les pièces du procès et entendu les plaideurs, tout bien pesé, je me range avec les partisans du Dino réel, qui s'est trompé, étant homme et d'un âge reculé, que des interpolations et des retouches de copistes ont pu compromettre, mais à qui il ne fallait pas, selon le mot cruel d'un de ses adversaires italiens, «creuser une tombe dans sa propre terre natale».
[508] Ma perchè non è mia intenzione scrivere le cose antiche, perchè alcuna volta il vero non si ritrova, lasciero stare.... Cron., p. 469.
[509] V. l'apostrophe par laquelle s'ouvre le liv. II.
[510] Cron., p. 479.
[511] Cron., p. 506-509.