Ils profanent le texte de l'Évangile[163] et médisent de la cour pontificale[164]; ils croient, dit un contemporain, «plus à Juvénal qu'aux prophètes; ils lisent Horace au lieu de saint Marc»:
Magis credunt Juvenali,
Quam doctrinæ prophetali,
Vel Christi scientiæ.
Deum dicunt esse Bacchum,
Et pro Marco legunt Flaccum,
Pro Paulo Virgilium[165].
Mais le chanteur vagabond qui a écrit la poésie:
Dum Dianæ vitrea sero lampas oritur[166],
avait reçu un rayon du génie antique; ces singuliers épicuriens font pressentir, d'un côté, l'incrédulité railleuse de Pulci, de l'autre, ils rappellent la grâce des Muses profanes et l'Italie virgilienne.