I.

Plus on doit, plus on a de crédit; moins on a de créanciers, moins on a de ressources.

II.

Quiconque ne fait pas de crédit doit infailliblement faire banqueroute, parce que plus on fait de crédit plus on débite, plus on débite plus on fait d'affaires, plus on fait d'affaires plus on gagne d'argent.

III.

Faire des dettes chez les gens qui n'ont pas assez, c'est accroître le désordre, multiplier les infortunes. Devoir aux gens qui ont trop, c'est, au contraire, compenser les misères, et tendre au rétablissement de l'équilibre social.

IV.

Quiconque a des principes doit payer ses dettes lorsqu'il en a, soit d'une manière ou d'une autre, c'est-à-dire avec de l'argent ou sans argent.

V.

Un créancier mal élevé, féroce même, qui ne répond que des sottises aux raisons que vous lui alléguez lorsqu'elles sont bonnes, tout en ne lui donnant que cela, vous remet, sans s'en douter, une quittance en bonne forme de la somme dont vous pouvez lui être redevable.