Etat d’esprit des populations, chances d’un mouvement révolutionnaire et possibilités de le provoquer.

Renseignements sur la mise en état de défense de la région parisienne et mouvements de troupes dans le camp retranché.

Sorties des navires des ports de Boulogne, Calais, Le Havre, Saint-Nazaire.

Liste d’établissements travaillant pour la guerre et la marine.

Compte rendu de ses voyages à Toul, Verdun, Epinal et Belfort.

Au cours d’une de ses visites dans la zone des armées, il avait été arrêté à Amiens, sur la dénonciation d’un employé de chemin de fer à qui «sa tête ne revenait pas». Mais le commissaire spécial, après avoir reconnu qu’il avait à faire «à un journaliste ami de l’Entente», l’avait remis presque aussitôt en liberté.

Enfin, il avait été chargé par Mlle Docktor d’une mission spéciale en Angleterre, où il avait rencontré, par hasard, l’agent principal de l’espionnage allemand, qu’il avait feint, conformément à sa consigne, de ne pas reconnaître. Il était resté une quinzaine à Londres, y avait recueilli des informations utiles sur les envois de troupes anglaises en France et était revenu à Paris par Dieppe.

LE CHIFFRE SECRET

On voit que Constantin avait bien «travaillé» et qu’il n’a pas volé les douze balles qui lui ont réglé son compte.

A propos de compte, Mlle Docktor, contrairement à son habitude, rémunérait son espion assez largement. Les envois variaient de trois à six mille francs par quinzaine, qu’elle envoyait en même temps que le chiffre secret de la correspondance, car ce chiffre variait tous les quinze jours.