Vendu: 20 fr. br., Chédeau, 1865 (no 707).

88. Tite || et || Berenice. || Comedie heroique. || Par P. Corneille. || A Paris, || Chez Guillaume de Luyne, || Libraire Juré, au Palais, dans la Gallerie || des Merciers, à la Justice; [ou Chez Jean Guignard, dans la grand'Salle du Palais, à l'Image S. Jean; ou Chez Estienne Loyson, || à l'entrée de la Galerie des Prisonniers, || au Nom de Jésus; ou Chez Pierre Traboüillet, || dans la grand'Salle du Palais au Pilier des || Consultations, au Sacrifice d'Abel]. || M. DC. LXXIX [1679]. || Avec Privilege du Roy. In-12 de 4 ff. et 76 pp.

Collation des feuillets prélim.: titre; 1 f. pour les extraits des auteurs; 2 ff. pour le Privilége et la liste des Acteurs.

Le privilége, daté du 17 avril 1679, est accordé pour dix ans à G. de Luyne, qui déclare y associer J. Guignard, E. Loyson et P. Trabouillet, «pour en jouir conjointement avec luy, suivant les parts et portions qu'ils ont en la présente comedie seulement.» C'est en vertu du même privilége que G. de Luyne publia, en 1682, le Théatre de Corneille, mais il n'y associa cette fois que Loyson et Trabouillet.

Vendu: 5 fr. cart., Chédeau, 1865 (no 708);—15 fr., exempl. à relier, Catalogue Lefebvre (de Bordeaux), 1875 (no 70).

XXXI

89. Pulcherie || Comedie || heroïque. || A Paris, || Chez Guillaume de Luyne, Libraire || Juré, au Palais, dans la Salle des Merciers, sous || la montée de la Cour des Aydes, || à la Justice. || M. DC. LXXIII [1673]. || Avec Privilege du Roy. In-12 de 4 ff. et 72 pp.

Collation des feuillets prélim.: titre, avec la marque de G. de Luyne représentant la Justice; 3 pp. pour l'avis Au Lecteur; 2 pp. pour le Privilége; 1 p. pour la liste des Acteurs.

Le privilége, daté du 30 décembre 1672, est accordé à Guillaume de Luyne, pour une durée de cinq années. L'achevé d'imprimer est du 20 janvier 1673.

L'idée de composer une pièce dont la sœur de l'empereur Théodose fût l'héroïne dut venir à Corneille alors qu'il écrivait Attila. Il mit dans la bouche du roi des Ostrogoths, Valamir, un éloge de cette princesse, qui prouve bien que le caractère de cette femme, énergique autant que vertueuse, l'avait vivement frappé. Le poëme auquel Pulchérie donna son nom fut achevé longtemps avant la représentation. Mme de Sévigné, dans ses lettres du 15 janvier et du 9 mars 1672, parle de lectures faites par Corneille chez M. de la Rochefoucauld et chez le cardinal de Retz.