Troisiéme partie: 287 pp., y compris 1 f. blanc, le titre général et le titre particulier de Théodore.—Elle contient trois pièces: Théodore, Rodogune, Héraclius. Sur le titre au nom de Pépingué, l'adresse de ce libraire est ainsi disposée: Chez Edme Pépingué, en || la grand'Salle du Palais, du costé || de la Cour des Aydes.

Cette édition, dont la justification est de 107mm sur 58, est imprimée en petits caractères; elle ne renferme ni privilége, ni achevé d'imprimer. Le titre de la troisième partie porte un fleuron aux armes de France et de Navarre, qui rappelle l'enseigne de Sommaville.

Nous avons dit ci-dessus (no 102) ce que nous pensons de cette édition, qui a dû être exécutée par les quatre libraires cités à la suite d'une entente avec Courbé. Au premier abord, on pourrait croire que cette entente n'avait pas dû être nécessaire, le privilége général accordé à Courbé pour sept ans en 1647, ayant pris fin en 1654. Mais on ne peut s'arrêter à cette idée si l'on songe que les priviléges particuliers de la Galerie du Palais, de la Suivante, de la Place Royale et du Cid étaient valables jusqu'en 1657, et celui de Cinna jusqu'en 1663. Des imprimeurs provinciaux pouvaient bien faire paraître des contrefaçons anonymes qui échappaient souvent aux peines portées par les ordonnances; un libraire parisien, établi au Palais, à côté du légitime propriétaire du privilége, ne l'eût certainement pas osé. Il est hors de doute que les confrères de Courbé firent exécuter l'édition de 1654-1655, en même temps qu'il publiait lui-même, avec de Luyne, celle qui porte la date de 1654. L'une fut imprimée à Paris, tandis que l'autre fut imprimée à Rouen. Sommaville, dont le nom se trouve sur la plupart des exemplaires que nous connaissons, dut être le principal cessionnaire de Courbé, mais il fit participer à son entreprise trois de ses confrères.

Le tome IIIe du recueil de 1655, comme celui de 1652, ne contient que trois pièces. Nous avons dit que le tome IIIe de 1654 fut complété après coup; Sommaville et ses associés voulurent agir de même avec leur édition. Ils firent réimprimer à part, avec les mêmes caractères et dans le même format, les pièces que Courbé avait déjà réunies à son troisième volume et les firent relier à la suite du leur. Nous avons cité Andromède (no 57), Don Sanche (no 63) et Pertharite (no 71). Nicomède doit également exister, bien que nous n'en ayons vu aucun exemplaire.

Vendu: 380 fr., exempl. à relier, Aguilhon, 1870 (no 352).

104. Œvvres || de || Corneille. || Premiere [Seconde et Troisiesme] Partie. || A Paris, || Chez Augustin Courbé, au Palais, || en la Gallerie des Merciers, || à la Palme; [ou Chez Guillaume de Luyne au || Palais, dans la Salle des Merciers, || à la Iustice]. || M.DC.LVI [1656]. || Auec Priuilege du Roy. 3 vol. in-12.

Premiere Partie: 4 ff. et 696 pp. (?)—Nous n'en connaissons pas d'exemplaire.

Seconde Partie: 2 ff. et 643 p.—Les trois dernières pages sont occupées par le privilége, à la fin duquel on lit: Acheué d'imprimer le 28. Nouembre 1656.

Troisiesme Partie: 670 pp., y compris 1 f. blanc, le titre général et le titre de Théodore.—Le volume contient, comme le volume correspondant de l'édition de 1654, les extraits de deux priviléges placés aux pp. 575 et 670. On trouve à la fin du premier un achevé d'imprimer du 20 octobre 1655, et à la fin du second un achevé d'imprimer du 29 octobre 1655.

Le privilége, dont le texte est reproduit à la fin du second volume, est celui du 25 février 1647; on a lieu de s'en étonner puisque ce privilége était expiré depuis deux ans.