II. Partie: cx pp. (y compris le titre); 3 ff. non chiff. pour le Privilége et le titre du Cid; 596 pp. et 2 ff. blancs.

III. Partie: lxxxiv pp. (y compris le titre); 3 ff. non chiff. pour le Privilége et le titre de Rodogune; 618 pp. et 1 f. blanc.

Le contenu de ces trois premières parties est le même que celui des parties correspondantes du recueil de 1664.

IV. Partie: xxvj pp. (y compris 1 f. blanc et le titre); 3 ff. pour le Privilége et le titre de Sertorius; 364 pp.

La IVe partie renferme cinq pièces: Sertorius, Sophonisbe, Othon, Agésilas et Attila. Elle est précédée d'un avis ainsi conçu: «Le Libraire au Lecteur. Je n'ay pû tirer de l'Autheur, pour ce quatrième Volume, un discours pareil à ceux qu'il a mis au devant des trois qui l'ont précédé, ny sa Critique sur les piéces qui le composent, mais il m'a promis l'un et l'autre quand ce volume sera complet, et qu'il en aura huit comme les précédens. En attendant l'effet de cette promesse, je vous donne ici les Préfaces dont il a accompagné chacune de celles-cy quand il les a fait imprimer.» Cet avis est effectivement suivi des cinq préfaces.

Les 4 volumes renferment le même privilége, non pas celui qui fut accordé à Courbé pour vingt ans le 3 décembre 1657, mais celui que Corneille avait obtenu en janvier 1653. C'est là une erreur évidente, puisque le privilége de 1653 n'était valable que pour 9 ans.

A la fin du privilége est mentionnée la cession faite par Corneille à Courbé et à de Luyne, puis par Courbé, pour sa part, à Jolly et à Billaine. On lit ensuite: Et cette derniere Edition achevée le 15. Septembre 1668. audit Rouen, par ledit Maurry.

Corneille ne tint pas la promesse qu'il avait faite à son libraire de lui fournir pour la IVe partie un Discours préliminaire et des Examens. Tite et Bérénice, Pulchérie et Suréna complétèrent plus tard les 8 pièces qui devaient former cette partie, mais n'y furent réunis qu'en 1682. «G. de Luyne et ses associés se bornèrent, dit M. Taschereau, à ajouter au tome IV de cette édition de 1668 des exemplaires des éditions originales, puis des réimpressions séparées des trois dernières pièces de l'auteur. Pour hâter sans doute l'épuisement de ces quatre volumes, ils prirent même le parti, en 1672, de faire imprimer pour un certain nombre d'exemplaires 40 pages in-12, avec pagination particulière (36 pages numérotés et en tête 2 feuillets non paginés), mais avec signatures faisant suite à celles des 364 pages du volume, contenant les Vers et les Poëmes sur les victoires de Louis XIV, les uns composés, les autres traduits par P. Corneille.»

Nous rapportons ces paroles de M. Taschereau, parce que, pour notre part, nous n'avons pas rencontré d'exemplaires ainsi complétés. Nous aurons l'occasion de faire remarquer plus loin (no 112) avec quelle lenteur se débita le recueil de 1668, mais il ne faut pas en attribuer le peu de débit à l'indifférence du public. Les libraires firent imprimer en même temps deux éditions à deux prix différents, et le livre dut être tiré à un très-grand nombre d'exemplaires.

On joint au recueil de 1668 (A) l'édition suivante des Poëmes de Th. Corneille: