Il a été reproduit dans le Mercure galant du mois de mars 1680.

La Bibliothèque nationale possède en même temps l'imprimé (Y + Rés.) et le manuscrit autographe du poëme (Msc. franc., no 12763, fol. 165).

174. Œuvres diverses de Pierre Corneille. A Paris, chez Gissey, rue de la Vieille Boucherie, à l'Arbre de Jessé; Bordelet, ruë S. Jacques, vis-à-vis le College des Jésuites, à S. Ignace, M.DCC.XXXVIII [1738]. Avec Approbation et Privilége du Roi. In 12. de XXXIV-461 pp. et 3 ff. non chiffr. pour la Table (laquelle commence p. 462) et le Privilége.

Les pp. XXXIII-XXXIV sont imprimées sur un encart, sans feuillet correspondant.

L'abbé François Granet, éditeur de ce recueil, l'a fait précéder d'une préface dans laquelle il insiste sur l'intérêt que présentent les moindres fragments de Corneille. Il a réuni les traductions que le grand tragique avait faites de plusieurs poëmes latins du P. de la Rue et de Santeul, les vers qu'il avait présentés au Roi dans plusieurs circonstances, etc. Pour les productions de la jeunesse de Corneille, il s'est montré plus réservé. «En retranchant les morceaux d'une galanterie licencieuse, dit-il, je n'ai fait que me conformer à l'exemple de M. Corneille, qui a purgé ses premieres comédies de tout ce qui en pouvoit rappeler l'idée.» L'éditeur a fait entrer dans son livre trois madrigaux extraits de la Guirlande de Julie; il a réimprimé plusieurs morceaux qui figuraient dans les éditions originales des pièces de théâtre, mais qui avaient été laissés de côté depuis; enfin il a reproduit quelques-uns des vers adressés par Corneille aux auteurs de ses amis et mis par ceux-ci en tête de leurs ouvrages.

A l'exemple de Fontenelle, Granet s'est efforcé de retrouver les deux livres de Stace traduits par Corneille, mais il n'a pas été plus heureux que son devancier.

Le privilége, daté du 13 décembre 1737, est accordé pour six ans au sieur.....

La préface est suivie de la Défense du grand Corneille, par le Père Tournemine, jésuite.

Les pièces qui composent le recueil sont au nombre de 96, en y comprenant diverses épigrammes latines traduites par Corneille.

Le volume doit renfermer un carton qui n'est pas semblable dans tous les exemplaires. Dans les uns, il contient seulement le Sonnet sur la Mort de Louis XIII; dans les autres, il contient une autre rédaction de la même pièce, suivie du Placet au Roy, sur le retardement de sa pension. (Voy. Marty-Laveaux, t. Xe, pp. 88 sq.)