Ainsi les nobles feux qu'allume la chaleur
De la muse & de la valeur:
Et dont a tous moments je pousse les fumées:
Pour m'acquérir le nom de Poëte, & guerrier;
M'erigent en rimeur jusques dans les armées,
Et me rendent vaillant jusques sur le papier.
Dedidicit jam pacé ducem. Lucanus, 1e, Phar.
Nous sommes disposé à ranger la pièce qui précède parmi les œuvres diverses de Corneille. Outre qu'elle nous paraît bien dans sa manière, nous l'avons trouvée à la suite du Rondeau dans le précieux recueil de la bibliothèque Sainte-Geneviève (Y. 458, in-4o, Rés.). Elle est imprimée sur une feuille volante du format in-4, dont le verso est blanc. Les caractères diffèrent de ceux qui ont été employés pour la composition du Rondeau, mais la disposition du texte est presque la même. On remarquera le vers latin qui termine l'épigramme; il est emprunté à Lucain, l'auteur favori de Corneille.
Le P. Niceron et divers autres bibliographes ont attribué, sans aucune raison, à Corneille plusieurs des pièces publiées dans la querelle du Cid. Nous avons classé parmi ses œuvres diverses les trois pièces qui sont incontestablement de lui. On trouvera les autres dans notre chapitre XIXe.
245. Le Presbytere d'Henovville. A Tircis. A Roüen, Chez Iean le Boullenger. M.DC.XXXXII [1642]. In-12 de 12 pp.