VIII
272. L'Illvsion, || Comedie, || Par || P. Corneille. || Suivant la Copie imprimée || A Paris. || CIↃ.IↃC.LXIV [1664]. Pet. In-12 de 68 pp. (non compris la fig. ni le titre), sign. Aa-Cc.
Édition imprimée par Abraham Wolfgang à Amsterdam, avec la devise: Quærendo sur le titre. Elle fait partie du recueil de 1664.
IX
273. Le || Cid || Tragi-Comedie. || Nouvelle. || Par || Le Sieur Corneille. || A Leyden, || Chez Guillaume Chrestien, || 1638. Pet. in-12 de 4 ff., 76 pp. et 2 ff. blancs.
Collation des feuillets prélim.: titre avec la marque du libraire représentant un pélican aux pieds duquel on lit la devise suivante: Nil penna sed vsus;—3 pp. pour la dédicace;—2 pp. pour un avis Aux Amateurs de la Langue Françoise,—1 p. pour les Acteurs.
Le texte de cette édition est copié sur le texte de l'édition in-12 de Paris. L'avis du libraire, déjà reproduit par M. Marty-Laveaux, est ainsi conçu:
«Aux Amateurs de la Langue Françoise.
«Messieurs,
«Le soin ou m'engage le desir que j'ay de satisfaire à vos curiosités (m'ayant fait découvrir cette excellente et ravissante piece, entre les nouveaux ouvrages de nos écrivains) m'a porté dans le dessein de la faire mettre souz la presse, pour vous en rendre participans. Je m'y suis de plus senti provoqué par le peu d'exemplaires qui s'en est trouvé en ces pays, et qui sembloit témoigner que la France fût jalouse, que cet œuvre admirable tombât en la main des éstrangers. Sa lecture a charmé l'oreille des Roys de telle sorte, que mémes dans les grands soins qui les environnent, il y en a qui l'ont fait reïterer plusieurs fois; tant ils l'ont estimée digne de leur audience. Aussi n'est-il point d'Eloge assez relevé, qui ne soit au dessous de ses beautés, et ce n'est rien dire d'égal à ses graces, que d'asseurer qu'elles expriment toutes celles qui sont les plus rares en l'Elegance Françoise: qu'elles representent les traits les plus vifs et les plus beaux dont on puisse se servir pour expliquer la gloire des grandes actions d'une ame parfaitement genereuse; et bref que les lire, et les admirer sont presque une mesme chose. Il faudroit imaginer d'autres loüanges, que celles que l'on est accoustumé de donner aux ouvrages les plus accomplis, pour les attribuer a celuy-cy; les conceptions en sont si sublimes, qu'elles ont quelque chose de Divin, et qui va surpassant les efforts de la pensée humaine: en fin son excellence est telle, que vous la comprendrez mieux en le lisant, que je ne vous la puis décrire. Je n'y attache point d'argument, pour ce que l'Autheur n'y en a point fait, et que sa lecture surprendra vôtre esprit avec bien plus de douceur et de plaisir, par la diversité de ses incidens inesperés, que si elle estoit precedée par une connoissance confuse du sujet telle que donneroit un argument, qui ne seroit qu'un abrégé du contenu de toute la piece. Recevez la s'il vous plaist, et si elle vous apporte autant de satisfaction, que j'employe de zele à vous l'offrir, elle y trouvera une recompense assez convenable à ses mérites.