L'annonce des Commentaires de Voltaire et la publication qui en fut faite avec le Théâtre de Corneille et séparément, donnèrent lieu aux écrits suivants:
a. Lettre de M. de Voltaire, de L'académie Française, a M. L'abbé d'Olivet, chancelier de la même Académie [datée de Ferney, 20 août 1761], S. l., in-12 de 15 pp.
Réimprimée dans le t. IIIe des Nouveaux Mélanges philosophiques, 1765.
b. Réponse de M. de Voltaire a M. le duc de Bouillon, qui lui avait écrit une lettre en vers, au sujet de l'édition qu'il fait faire des Œuvres de Corneille, au profit de Mademoiselle Corneille. S. l. [1761]. In-12 de 7 pp.
c. Lettre à M. de Voltaire sur une édition de Corneille.
Année littéraire, 1764, t. IIIe, p. 97.
d. Lettre sur la nouvelle Édition de Corneille, par M. de Voltaire. A Amsterdam, M.DCC.LXIV [1764]. In-8 de 22 pp. et 1 f. blanc.
Le titre de départ porte: Lettre au sujet des Commentaires sur les Tragédies de Corneille.
Éloge anonyme de l'édition publiée par Voltaire. L'auteur s'attache à combattre les critiques dont elle était l'objet: «Je connais le Public, dit-il. Si un homme ignoré s'avisait de commenter Corneille ou Racine, on ne pourrait jamais le croire capable d'une tâche aussi difficile, et l'on condamnerait son ouvrage avant même de l'avoir lû; et lorsqu'un homme, qui s'est exercé avec éclat dans la carrière de ces deux grands Poëtes, entreprend cet examen, les remarques qu'il est obligé de faire ne sont, dit-on, que pour rabaisser celui qu'il commente. Le premier, en critiquant, passe pour ignorant; le second pour envieux. C'est ainsi qu'un auteur marche toujours entre deux précipices.» Tout en avouant ses préférences pour Racine, le critique trouve que Voltaire ne pouvait rendre hommage mieux qu'il ne l'a fait au génie de Corneille.
e. Réflexions sur la nouvelle édition de Corneille, par M. de Voltaire, ou Réponse à la Lettre apologétique de cet ouvrage. Amsterdam, 1764. In-8 de 23 pp.