Le Cid est réduit de 600 vers; sur ceux qui restent, 480 ont été retouchés ou remplacés.
Cinna est abrégé de 406 vers et présente 435 retouches, etc.
811. Six tragédies de Pierre Corneille, retouchées pour le théâtre. Paris, an X-1802. In-8.
Cette retouche, véritable profanation, est l'œuvre de Louis Delisle, ancien conseiller au parlement de Provence, et d'Audibert de Marseille; ces deux auteurs, qui n'ont pas eu le courage de signer leur œuvre, ont arrangé, ou plutôt massacré: Sertorius, Nicomède, La Mort de Pompée, Polyeucte, Les Horaces (réduits en 2 actes), Rodogune. L'éditeur fut, dit-on, Maradan, qui, lui non plus, n'osa mettre son nom sur le titre.
Une Édition plus correcte, publiée la même année, contient une septième pièce: Héraclius.
812. Corneille au dix-neuvième Siècle, ou Œuvres de Pierre Corneille, remises a la scène, par F. Brunot, membre de plusieurs sociétés savantes, en 1804. Avec des changements nécessités par ceux de la langue et d'après les commentaires de Voltaire, et les remarques de M. Palissot sur ces commentaires. Msc. in-4 de 244 ff.
Bibliothèque nationale (Msc. franç., no 15078).
Les pièces remaniées par Brunot sont les suivantes: Sophonisbe, Pulchérie, Nicomède et Horace. Voici, à titre d'exemple, comment il a modifié le fameux vers du vieil Horace:
Qu'il mourût,
Ou que sa propre main alors te secourût.