XIV

820. La Suite du Menteur, comédie de Pierre Corneille, retouchée et réduite en quatre actes; avec un Prologue; par Andrieux, de l'Institut national, Représentée sur le Théâtre de la rue de Louvois, pour la première fois, le 26 germinal de l'an II. Prix 1 fr. 50. A Paris, Chez Madame Masson, Éditeur de Pièces de Théâtre, rue de l'Échelle, no 558, au coin de celle Saint-Honoré. Et au Bureau de la Décade philosophique, rue de Grenelle-Saint-Germain, en face de la rue des Saints-Pères, no 321. Imprimerie de Chaignieau aîné. An XI-1803. In-8 de 88 pp.

Voltaire constate que la Suite du Menteur fut assez mal accueillie, et il ajoute: «Serait-il permis de dire qu'avec quelques changements elle ferait au théâtre plus d'effet que le Menteur lui-même?» Andrieux releva ces paroles et voulut essayer les changements conseillés par Voltaire. Il mit la pièce en quatre actes et la fit représenter, sous cette forme nouvelle, le 26 germinal an XI (16 avril 1803), au théâtre Louvois. Le prologue mettait en scène: le directeur du théâtre (Picard), l'auteur de la pièce (Barbier), Dorante (Devigny), Cliton (Picard jeune), Cléandre (Dorsan), Philiste (Barbier), Jasmin (Picard), le Prévôt de la maréchaussée (Bosset), Mélisse (Mlle Delille) et Lise (Mlle Molière). L'arrangement eut assez de succès, mais ne contenta pas encore l'auteur, qui remit la comédie en cinq actes et la donna sur le théâtre de l'Odéon (alors théâtre de l'Impératrice), le 29 octobre 1808.

821. La Suite du Menteur. Comédie en cinq actes, en vers, de P. Corneille, avec des changements et additions considérables, et un Prologue, par F. G. J. S. Andrieux. Paris, Barba, 1810. In-8.

Cet arrangement se trouve dans les Œuvres de François-Guillaume-Jean-Stanislas Andrieux (Paris, Nepveu, 1818-1823, 4 vol. in-8).

XX

822. Don Sanche D'aragon. Comédie héroïque de P. Corneille, mise en trois actes par Mégalbe, représentée ainsi réduite pour la première fois au Théâtre-Français, le 15 avril 1833. Paris, Barba, Hautecœur, Martinet, [impr. Moessard], 1833. In-8.

M. Magnin (Revue des Deux-Mondes du 1er mars 1844) a rendu compte assez favorablement de cette réduction due à M. Planat. Le nouveau Don Sanche ne compte plus que 1,056 vers, savoir: 427 vers de Corneille sans changement; 102 vers altérés; 527 vers, soit précisément la moitié, composés de toute pièce par M. Planat.