913. Pompey, a Tragedy, translated from Monsieur Corneille, by Mrs. Catherine Philips, the Fifth Act translated by Sir John Denham. London, 1663. In-4.

Cette traduction, entreprise à la demande du comte d'Orrery, a été reproduite à la suite d'Horace, dans le recueil déjà cité des œuvres de Catherine Philips (voy. le no [908]).

Pompée réussit en Angleterre, sans avoir pourtant le succès qu'obtint plus tard Héraclius. Pepys raconte qu'il fit en voyage la lecture de cette tragédie, «a play translated from thé French by several noble persons, among others, my Lord Buckhurst, that to me is but a mean play, and the words and sense not very extraordinary.» Pepys's, Diary and Correspondence, the sixth Ed.; London, 1858, 4 vol. in-12; t. IIe, p. 400 (23 juin 1666). La traduction à laquelle Pepys fait allusion est probablement la suivante:

914. Pompey, a Tragedy acted with great applause. London, printed for John Crooke, at the sign of the Ship, in St Pauls Church Yard, 1663. In-4 de 3 ff. et 62 pp.

On y a ajouté un prologue écrit par le comte de Roscomon pour le théâtre de Dublin, et un épilogue par sir Edward Deering.

915. Pompey the great, a Tragedy [translated from the French of Corneille by Edmund Waller]. London, 1664. In-4.

Waller fut aidé dans son œuvre par le comte de Dorset et Middlesex, sir C. Sedley et Sidney Godolphin.

Une lettre de Saint-Évremond, adressée à Corneille en 1666, à propos de Sophonisbe, et reproduite par M. Marty-Laveaux (t. Xe, pp. 499 sq.), nous donne de curieux détails sur l'accueil fait par les Anglais aux œuvres de Corneille et en particulier sur Waller: «Je vous puis répondre, dit Saint-Évremond, que jamais réputation n'a été si bien établie que la vôtre en Angleterre et en Hollande. Les Anglois, assez bien disposés naturellement à estimer ce qui leur appartient, renoncent à cette opinion souvent bien fondée, et croient faire honneur à leur Ben Johnson de le nommer le Corneille de l'Angleterre. M. Waller, un des plus beaux esprits du siècle, attend toujours vos pièces nouvelles, et ne manque pas d'en traduire un acte ou deux actes en vers anglois pour sa satisfaction particulière. Vous êtes le seul de notre nation dont les sentiments ayent l'avantage de toucher les siens. Il demeure d'accord qu'on parle et qu'on écrit bien en France; il n'y a que vous, dit-il, de tous les François, qui sache penser. M. Vossius, le plus grand admirateur de la Grèce, qui ne sçauroit souffrir la moindre comparaison des Latins aux Grecs, vous préfère à Sophocle et à Euripide.»

XIV

916. The mistaken Beauty, or the Lyar, a Comedy, acted by Their Majesties Servants at the Royal Theatre. London, printed for Simon Neale at the three Pigeons in Bedford-street in Covent Garden, over again the New Exchange. M.DC.LXXXV [1685]. In-4 de 2 ff. et 52 pp.