XVI

920. Rodogune, or the Rival Brothers, a Tragedy, done from the French of Mons. Corneille. Humbly inscribed to the Right Honourable Philip Earl of Chestersfield. London, printed for the Authors. M.DCC.LXV [1765]. In-8 de III et 81 pp.

Le traducteur, S. Aspinwall, dit, dans la préface qu'il a signée, que c'est en raison du succès qu'a obtenu la traduction de l'Andromaque de Racine donnée par Mrs. Philips, sous le titre de The distressed Mother, qu'il a entrepris cette traduction. Il dit avec assez peu de modestie que ses amis l'ont assuré que sa Rodogune était supérieure à l'original, et il ajoute ingénument: «I will impute it merely to our language being more nervous than the French, and to the translators being unconfined by the felters of Rhyme in which the original is written.»

XVIII

921. Heraclius, Emperour of the East, a Tragedy written in French by M. de Corneille, englished by Lodowick Carlell. London, 1644. In-4.

Héraclius est peut-être, de toutes les pièces de Corneille, celle qui eut le plus grand succès en Angleterre, si l'on en juge, du moins, par ce qu'en dit Samuel Pepys. Celui-ci raconte, à la date du 8 mars 1663-64, qu'il vit représenter la tragédie nouvellement traduite. La pièce produisit sur lui une vive impression; il fut en particulier très-frappé de la scène où l'empereur d'Orient parait environné de tout le peuple en habits romains. «Cette scène est, dit-il, au-dessus de tout ce que j'ai jamais vu représenter sur aucun théâtre (above all I ever saw at any of the theatres).»

Le 4 février 1666-67, Pepys revit Héraclius au Duke's Playhouse, «excellente pièce, qui lui causa un plaisir extraordinaire.» Il y avait grande compagnie, Mrs. Stewart, très-belle avec de grandes boucles, Lord et Lady Rochester, Lord John Butler, fils du Duc d'Ormond, etc.

Voy. Diary and Correspondence of Samuel Pepys, loc. cit.

L'éditeur de ce recueil croit que la traduction vue par Pepys n'était pas celle de Carlell, qui, dit-on, ne fut jamais représentée.

XXI