Contrefaçon de l'édition précédente, qui ne contient naturellement pas de privilége. La date de 1670 est sans doute une faute d'impression pour 1700.

949. Horace, Treurspel. Het Fransche van den Heer P. Corneille nagevolgt. Tot Leyden, by Hendrik Mulhovius, Boekverkoper, 1709. Pet. in-8.

Traduction en vers par Jean Schröder.

«Au titre, un fleuron représentant Melpomène et Thalie qui s'appuient des deux côtés sur un cadre, autour duquel se lit la devise de Schröder: Suum cuique vitium est. Dans le cadre se trouve une lyre éclairée par le soleil levant. La pièce est précédée d'une épitre dédicatoire dont voici la traduction:

«Au très-noble Seigneur Pierre de Leyden, Seigneur de Vlardingue, ancien Bourgmestre et Conseiller de la ville de Leyde, Granad-Heemraad de la Rhinlande et des pays de Putten, Député au noble et puissant Collége de l'Amirauté d'Amsterdam, etc., etc., etc.

«Très-noble Seigneur,

«Connaissant ce que je dois à Vtre Seignrie pour les faveurs nombreuses reçues tant de Vtre Seignrie que de ses illustres ancêtres, je me sens pressé pour peu que j'en sois capable, de prouver ma reconnaissance à Vtre Seignrie, priant Vtre Seignrie d'excuser la liberté que je prends en lui demandant d'abriter cet Horace que je soumets à sa perspicacité contre les flèches des éplucheurs de lettres, la suppliant de bien vouloir tenir pour certain que je ne m'imagine pas être assez maître de la cadence et de la diction pour revêtir ce hardi défenseur et libérateur de sa patrie d'un meilleur habit que d'autres ont essayé de le faire avant moi; mais, ne voulant pas perdre inutilement mes heures de loisir, j'ai tâché, non de braver mes devanciers, mais de suivre la trace de leur lumière; et je jugerai n'avoir pas eu raison de me plaindre de mon travail si j'ai l'honneur de voir que mon étranger travesti ne déplaît pas à Vtre Seignrie. Dans cette attente, et flatté de cet espoir, je proteste que je suis et demeurerai,

«Très-noble Seigneur,
«de Vtre Seignrie,
«le très-humble et très-obligé serviteur,
«Johannes Schröder.» V. L.

950. Den Roms-moedigen Horatius, Verwinnaer der Albaenen, blyeyndig Treurspel, in-rym-gestelt door Joannes Franciscus Cammaert, naems-letterkeer Musen-ciertac of Minnaars-cas. Tot Brussel, by G. Jacobs, boeck-drucker tegen de Baerdbrugge, in de Druckerye, 1751. In-8 de 4 ff. et 52 pp.

«Cette misérable traduction d'Horace est l'œuvre du Bruxellois Jean-François Cammaert, le plus fécond des dramaturges flamands. Soit calcul, soit naïveté, le nom de Corneille est passé complètement sous silence. Pourtant, à part la platitude et l'incorrection du langage qui lui appartiennent en propre, l'auteur ne peut revendiquer pour sa part d'invention que d'avoir remplacé Julie, confidente de Sabine et de Camille, par Jules, prince romain, confident de Sabine. On voit par les pièces liminaires que cet Horace a été représenté à Bruxelles, sur la scène de l'Opéra, le 30 octobre 1747.» A. Willems.