«Le fait seul que la traduction de Ryk, toute faible qu'elle fût, eut jusqu'à cinq éditions, prouve en faveur du succès que la tragédie obtint près du public d'Amsterdam. On ne la voit cependant plus figurer sur l'affiche depuis l'année 1774.» V. L.

XIII

967. De Dood van Pompejus, Treurspel. Uit het Fransch van den Heer Corneille. 't Amsterdam, by de Erfgenamen van Jacob Lescailje, 1684. Met Privilegie. Pet. in-8.

Traduction en vers de La Mort de Pompée, par Bidloo.

«Le titre est orné d'un fleuron représentant une ruche entourée d'abeilles; la ruche est placée dans un cercle formé par deux branches de laurier et surmonté des armes d'Amsterdam. Sous la ruche on lit la devise de l'ancienne chambre de rhétorique Yver (Zèle): In Liefd' bloejende (Fleurissant en amour). En tête de la traduction se trouve le privilége donné aux régents.

«Le droit d'imprimer accordé aux héritiers Lescaille porte la date du 6 décembre 1684. Au mois d'août 1685 parut une critique de la traduction sous le titre suivant:

«Dichtkundig Onderzoek op het vertaald Treurspel Pompejus, door het Konstgenootschap In Magnis voluisse sat est. T' Amsterdam, by Aart Dirksz Oossaan, Boekverkooper, 1685. Pet. in-8.

«Au titre se lit la devise de la société, écrite sur une banderole qu'un aigle volant vers le soleil tient dans son bec.

«La société In magnis voiuisse sat est était une des sociétés hollandaises qui, au XVIIe et surtout au XVIIIe siècle, s'occupaient de travaux littéraires. Elle fut établie en 1682; c'est du moins de cette année que date le privilége que lui accordèrent les États pour la publication de ses œuvres. Bon nombre de ses membres travaillèrent à l'opuscule dont il s'agit, lequel ne contient pas moins de six pièces de vers (épigrammes et satires) à l'adresse du traducteur, suivies d'un examen critique, qui compte vingt pages. Toutes ces pièces tendent à prouver que l'auteur de la traduction n'entend ni le français, ni les règles de la syntaxe, ni celles de la prosodie.