Imitation de Polyeucte en prose par Christophe Kormart. Elle est dédiée à neuf professeurs ou négociants de Leipzig et de Hambourg, protecteurs du traducteur. La dédicace est suivie d'un avis au lecteur, dans lequel Kormart déclare que, malgré tous les mérites de Corneille, il s'est permis d'introduire ça et là quelques changements.

Kormart a voulu arranger la pièce de Corneille d'après le goût allemand. A côté de scènes empruntées mot pour mot à l'original, il a introduit des scènes nouvelles dans lesquelles il met en action les faits qu'un simple récit révèle au spectateur dans la tragédie française. «Il n'est plus question de l'unité de lieu; la scène change sans cesse; l'alexandrin est transformé en simple prose. Si les personnages ont conservé l'étiquette en usage à cette époque, s'ils se parlent encore à la troisième personne du singulier, ils sont cependant devenus plus solides et plus vivants. Le tiède confident et conseiller Néarque, par exemple, a fait place à un Africain, plein de la foi la plus ardente, qu'une amitié enthousiaste unit à Polyeucte. Les principales figures de Corneille ont reçu une marque plébéienne; elles sont devenues infiniment plus communes, mais aussi plus puissantes.» Voy. Devrient, Geschichte der deutschen Schauspielkunst, t. Ier (Leipzig, 1848, in-8), pp. 234-241.

1036. H. Corneille Polyeuctus, oder Tragoedia vom christlichen Martyrer Polyeuctus, aus Frantzöischen [sic] geteutscht und mit neuen Erfindungen anständiglich vermehrt von C. R. L. Hall, in Verlegung Johann Fickens S. Witbe, 1673. Pet. in-8 de 6 ff. prél. non chiff. et 221 pp.

1037. Polyeuctes, ein Märtyrer. Christliches Trauerspiel. Aus dem Frantzösischen des P. Corneille übersetzt von Catharina Salome Linckin, gebohrner Feltzin. Straßburg, 1727. Pet. in-8.

Traduction en vers.

1038. Polyeuctes, christlicher Märtyrer. Trauerspiel. Leipzig, 1733. In-8.

1039. Polyeuctes, christliches Trauerspiel. Wien, 1750. In-8.

1040. Polyeucte Martyr, tragédie chrétienne. Oder Der Märtyrer Polyeuctes, welcher in der achten Verfolgung deren Christen unter dem Kayser Decio enthauptet worden, in einem christlichen poetischen Trauer-Spiel vorgestellet von P. Corneille, Frantzöisch und Deutsch.

Traduction en vers rimés accompagnée du texte original en regard. Elle est insérée dans un recueil qui n'a pas de titre général et commence par la pièce suivante:

Gabinie, tragédie chrétienne, oder die unter der letzteren zehenden schweresten Haupt-Verfolgung Kaysers Diocletiani standhaffte Christin Gabinie, in einem christlichen poetischen Trauer-Spiel vorgestellt von P. B. [Palaprat und Brueys]. Frantzöisch und Deutsch. Franckfurth und Leipzig, verlegt Gottlieb Siegert, Buchhändl. in Hirschberg, 1734. In-8 de 8 ff. prél. et 351 pp. avec 2 figg.