Zechenter, né à Bude, vers 1750, était attaché au conseil de guerre aulique. Il a traduit Mithridate, de Racine, et divers ouvrages de Voltaire, de Goethe, etc.

XVI.—OPÉRAS ET BALLETS

TIRÉS DES PIÈCES DE CORNEILLE.


VII

1084. Medée, Tragédie. En Musique, Représentée par l'Académie Royale de Musique. On la vend, à Paris, A l'Entrée de la Porte de l'Academie Royale de Musique, Au Palais Royal, rue Saint-Honoré. Imprimée aux dépens de ladite Academie. Par Christophe Ballard, seul Imprimeur du Roy pour la Musique. M.DC.XCIII [1693]. Avec Privilége du Roy. In-4 de 79 pp. en tout.

Collation: titre, avec les armes royales;—Prologue, où figurent la Victoire, Bellonne et la Gloire;—Acteurs de la Tragédie;—Médée, tragédie.

L'opéra de Médée fut tiré par Thomas Corneille de la tragédie de son frère. Charpentier écrivit la musique; mais ce compositeur, connu par ses chansons à boire, n'obtint qu'un médiocre succès quand il voulut aborder le théâtre. La première représentation eut lieu le 4 décembre 1693. Le rôle de Créon fut chanté par Dun, celui de Jason par Dumesny; MMlles Moreau et Le Rochois interprétèrent ceux de Créuse et de Médée.

Il n'est pas impossible que les pièces de Corneille antérieures à Médée aient également fourni matière à quelques opéras. Nous citerons, par exemple, à cause de l'analogie des titres, un livret italien de l'abbé Francesco Silvani intitulé: Il Tradimento tradito, ou Tradimento traditor di se stesso. Ce livret, dont Albinoni, en 1709, et Lotti, en 1711, écrivirent successivement la musique, est peut-être une imitation de la Veuve ou le Traitre trahi, mais nous n'avons pu vérifier le fait.