Traduction russe du livret de Sografi, par Alexandre Scheller.
Des éditions italiennes parurent encore à Londres (1829), à Venise (1830), etc., etc.
1122. Les Horaces, ballet tragique [en cinq parties], de la composition de Mr. Noverre, représenté, pour la première fois, par l'Académie Royale de Musique, le mardi 21 Janvier 1777. Prix: XVIII. sols. A Paris, ches Delormel, Imprimeur de ladite Académie, rue du Foin. On trouvera des Exemplaires de ce Programme à la Salle de l'Opéra. M.DCC.LXXVII [1777]. Avec Approbation et Privilege du Roi. In-8 de 36 pp. en tout.
La musique de ce ballet était de Starzer, qui composa beaucoup de musique de danse et la plupart des ballets que Noverre fit jouer à Vienne.
Quant au livret, Noverre en parle dans sa préface avec le sérieux imperturbable qui caractérise les danseurs. «Le sujet des Horaces, dit-il, le plus riche peut-être qu'offre l'histoire de la danse en action, est bien fait pour déployer et mettre en jeu tous les ressorts de la pantomime..... On se plaindra peut-être que je n'ai pas saisi les beautés de Corneille; je répondrai pour ma justification que les beautés d'un art sont souvent inapplicables à un autre; si je me suis trompé dans le choix des moyens que j'ai risqués pour le succès de mon ouvrage, je dirai que ce n'est qu'en franchissant les barrières des préjugés qu'on peut atteindre le vol rapide du génie. Si j'ai pris quelques licences, c'est que je m'y suis trouvé forcé; les artistes doivent recourir à tous les moyens qui peuvent embellir leurs productions. Par exemple, ces êtres grands et sublimes, que la fonte ou le ciseau transmet à la postérité, paraîtront, pour la plupart, à ses yeux, sous un vêtement différent de celui où ils ont vécu, et par une suite de l'enthousiasme qu'inspire aux artistes les vertus et le goût des Grecs et des Romains: le costume de ces nations est devenu pour eux (si j'ose m'exprimer ainsi) cosmopolite...»
Ce ballet était dansé par les deux Gardel, Vestris, Léger, Barré, Favre, Abraham, Le Doux, Mlles Heinel, Guimard, Lafond, etc.
1123. Les Horaces, tragédie-lyrique en trois actes, mêlée d'intermèdes, représentée devant Leurs Majestés, à Versailles, le 2 Décembre 1786, et, pour la première fois, sur le Théatre de l'Académie Royale de Musique, le jeudi 7 Décembre de la même année. Prix XXX sols. A Paris, De l'Imprimerie de P. de Lormel, Imprimeur de ladite Académie, rue du Foin Saint-Jacques, à l'Image Sainte-Geneviève. On trouvera des Exemplaires à la Salle de l'Opéra. M.DCC.LXXXVI [1786]. Avec Approbation et Privilege du Roi. In-4 de 52 pp. en tout.
Guillard avait écrit le poëme de cet opéra, dont Scalieri avait composé la musique. Le librettiste fait lui-même connaître dans sa préface les changements apportés par lui à la tragédie de Corneille. Il a supprimé, suivant l'avis donné par le poëte lui-même dans son Examen, la mort de Camille qui «fait une action double par le second péril où tombe Horace après être sorti du premier.» Il a retranché de même le rôle de Sabine, et justifie encore ce retranchement par l'avis de Corneille lui-même: «Sabine, dit en effet le poëte, ne sert pas davantage à l'action que l'Infante à celle du Cid, et ne fait que se laisser toucher diversement, comme elle, à la diversité des événements.»
Guillard se défend ensuite contre les critiques adressées aux auteurs de livrets qui empruntent leurs sujets au théâtre classique. «Le cri général qui s'est élevé depuis peu contre cet usage, paroît d'autant plus étonnant, d'autant moins conforme à la véritable opinion du public, qu'il est de fait que les plus beaux ouvrages, les plus suivis depuis la Révolution, sont parfaitement dans ce cas. On ne me démentira pas quand je placerai à la tête les deux très-belles tragédies lyriques d'Iphigénie en Aulide et Didon.»