Il est probable que Silvani suivit plutôt la Sofonisba du Trissin que celle de Corneille. Son livret fut représenté à Naples l'année suivante avec une musique nouvelle de Leo.
Ce n'est sans doute pas à Corneille que Zanetti emprunta son livret de Sofonisba, dont la musique fut tour à tour écrite par Jomelli (Venise, 1746), Traetta (Parme, 1761), Buroni (Venise, 1764), Agnesi (Naples, 1771), Paer (Bologne, 1796) et Federici (Turin, 1805). Le même sujet a été traité, en outre, en Allemagne, par Gebel (Rudolstadt, 1753), Neefe (1782), et en Italie, par Vento (vers 1760) et Petrali (Milan, 1844).
XXVII
1163. Ottone amante, Amor e Sdegno, Dramma per musica; poesia di Michel Angelo Boccardi; musica di M. Tavelli.
Cet opéra, représenté à Venise en 1726, avait été précédé de l'Ottone, de Pollaroli (Udine, 1696) et de celui de Haendel (Londres, 1722), mais nous ne croyons pas que ces pièces fussent tirées de Corneille. Nous en dirons autant de l'Ottone, de Gennaro d'Alessandro (Venise, 1740).
XXVIII
1164. Agesilao, Dramma per musica; poesia di ? ; musica di Gaetano Andreozzi.
Opéra représenté sur le théâtre San Benedetto, à Venise, pendant le carnaval de 1788. Le sujet, tiré de Corneille, a été singulièrement altéré.
1165. Agesilao, Dramma per musica; poesia di ? ; musica di Gio Domenico Perotti.
Représenté à Rome en 1789.