Le fils que le poëte perdit en 1667 était Charles Corneille, âgé de quatorze ans, et filleul, dit-on, du P. de La Rue. C'était un enfant des mieux doués.

1234. Lettre a M*** [l'abbé Trublet] sur le grand Corneille, ou sa généalogie est établie et ses héritiers sont désignés. S. l., in-12.

Cette lettre, datée du 25 août 1757, est extraite du Conservateur de novembre 1757. Elle fut publiée à l'occasion du procès de J.-F. Corneille contre les légataires de Fontenelle, par Dreux du Radier, l'avocat du sieur Corneille.

1235. Mémoire pour le Sr. Jean-François Corneille, Joachim-Alexandre et Dlle Marie Corneille sa femme, et Dlle Marie-Françoise Corneille, Ve 1o de René Maigret, 2o de Sébastien Habert, seuls et uniques héritiers de Bernard le Bouvier de Fontenelle; contre le Sr Jean-Louis de Lampriere et autres se disant légataires universels dudit feu de Fontenelle [Par Dreux du Radier, avocat]. A Paris, chez Gissey, 1758. In-4 de 32 pp.

«On a, dans ce mémoire, la généalogie de P. et Th. Corneille, leurs alliances avec M. de Fontenelle, et les prétentions du demandeur à la succession du dernier. Il ne lui fut adjugé qu'une somme de 2,600 fr. Dans la suite, on se disputa le titre de son bienfaiteur.» Barbier.

1236. Représentation de Rodogune, au profit d'un neveu du grand Corneille.

L'Année littéraire, 1760, t. IIe, pp. 198-216. Lettre datée du 20 mars.

Le bénéficiaire était Jean-François Corneille, pauvre vannier d'Évreux, petit-fils de Pierre Corneille, avocat au parlement de Rouen, et cousin du poëte. C'était le même personnage que Dreux du Radier, induit sans doute en erreur par la confusion des noms, avait présenté comme un petit-fils du grand Corneille. La recette faite par la Comédie-Française fut d'environ 6,000 livres. Une seconde représentation fut donnée au profit du même personnage le 16 février 1778.

1237. Ode et Lettres a Monsieur de Voltaire en faveur de la famille du grand Corneille; Par Monsieur Le Brun, avec la Réponse de M. de Voltaire. A Genève, Et se trouve à Paris, Chez Duchesne, rue S. Jacques, au Temple du Goût. M.DCC.LX [1760]. In-8 de 32 pp.