C'est luy qui calme la tempeste

Et c'est luy qui vous donne enfin l'illustre Epoux

Qui seul estoit digne de vous.

Les vers 1356 à 1370, du quatrième acte, ainsi que les vers 1733 à 1740 et 1765 à 1772, du cinquième acte, sont reproduits ici sans variante, à l'exception du vers 1765, qui est ainsi conçu, par suite d'une faute d'impression évidente:

Allez, Amans, sans jalousie,

au lieu de:

Allez, Amans, allez sans jalousie.

Les frères Parfaict (Histoire du Théatre François, t. XIIe, p. 321, note a) disent, à propos des représentations de 1682: «Andromede fut jouée à cette reprise trente-trois fois de suite, jusqu'au quatriéme jour d'Octobre suivant: on la continua le Vendredi 22. Janvier 1683. jusqu'au 3. Février de la même année, jour de la trente-neuviéme représentation. La quarantiéme est du Samedi 20. Mars, et la quarante-cinquiéme et derniere, le 4. Avril.»

De Vizé, en rendant compte de ces représentations dans le Mercure galant (juillet 1682, pp. 359 sq.), dit qu'une des choses qui intéressèrent le plus le public fut de voir Pégase représenté par un véritable cheval. Les frères Parfaict, qui citent ce passage du Mercure galant, racontent comment on s'y prenait pour faire marquer à ce cheval une ardeur guerrière: «Un jeûne austere auquel on le réduisoit lui donnoit un grand appétit; et lorsqu'on le faisoit paroître, un Gagiste étoit dans une coulisse, où il vannoit de l'avoine. Ce Cheval, pressé par la faim, hannissoit, trépignoit des piés, et répondoit ainsi parfaitement au dessein qu'on avoit.» En 1679, on avait représenté un opéra de Bellérophon, où l'on voyait le héros combattre la Chimère, monté sur le coursier céleste; il faut croire qu'à cette époque Pégase était encore en carton.

Un troisième exemplaire de ce programme est mentionné dans la Bibliothèque dramatique de Pont de Veyle (Paris, 1847, in-8), no 1819.