—Pourquoi? Ah! ah! ah! la question est excellente!... mais parce qu’on en tombe amoureux, mon cher!
Arthur regarda Marcel.
—Ce garçon devient stupide! dit-il d’un accent de véritable compassion.
—Je maintiens mon dire, s’écria Marquier avec feu; je soutiens que les cousines sont des séductrices à domicile. A force de les voir, de les trouver près de soi à toute heure et en toute occasion, on finit par avoir des idées... Ça m’est arrivé à moi!
—D’avoir des idées? répéta Arthur, vous vous vantez, Marquier.
—Parole d’honneur! j’ai failli devenir amoureux d’une parente, dans mon dernier voyage en Bourgogne; aussi, je vous le répète, mon cher, défiez-vous!
—Je me défierai, Marquier.
—Non, vous plaisantez; mais j’ai de l’observation, moi, voyez-vous! Quand on fait pour plusieurs millions d’affaires, on doit connaître le cœur humain. Aussi, l’arrivée de votre cousine est un événement qui m’inquièterait si j’étais à la place de Clotilde.
Arthur se contenta de lever les épaules; mais Marcel ne put se défendre d’un mouvement d’impatience; il se tourna vers le banquier.
—Je ne comprends pas ce qu’il peut y avoir de commun entre mademoiselle Clotilde et la nièce de madame de Luxeuil, fit-il observer froidement.