Son œil rencontra le billet de banque laissé par de Luxeuil.
—C’est sans doute ça, dit-elle en avançant la main.
—Donnez, s’écria Clotilde, je veux le lui renvoyer en morceaux.
Mais la mère Beauclerc avait reculé de trois pas avec le billet.
—Lui, c’est un polisson, dit-elle; mais son argent n’a aucun tort à ton égard.
—Je vous dis que je n’en veux pas.
—Alors, c’est moi qui le garderai.
—Non, rendez-moi ce billet, entendez-vous; rendez-le moi, il me le faut.
L’actrice, irritée, poursuivait madame Beauclerc, qui cherchait à lui échapper; enfin celle-ci fourra le précieux papier dans son châle, et, y appuyant les deux mains:
—Vous ne l’aurez pas, Clotilde, s’écria-t-elle, quand vous devriez m’arracher la vie.