—A Château-la-Vallière.
—Pardieu! nous arrivâmes pour voir mourir sa sœur, la baronne Louis.
—Oui, reprit Marc, visiblement troublé par ces souvenirs; mais la baronne laissa une fille...
—Mademoiselle Honorine! qui a plus tard épousé son cousin... et qui a été forcée de le fuir... Je me rappelle parfaitement... une charmante brune... tempérament bilio-sanguin... magnifique constitution...
—Eh bien... elle est mourante, Monsieur!
Darcy releva brusquement la tête.
—Mademoiselle Honorine? répéta-t-il, qu’est-ce que vous me dites-là? Que lui est-il donc arrivé? Quel est son mal?
Marc raconta sommairement au médecin les derniers événements qui avaient obligé Honorine à quitter les Motteux (en lui taisant toutefois ce qui avait rapport à de Gausson), et dans quelle langueur la jeune femme était tombée depuis son arrivée à la Brichaie. Le docteur écoutait avec une attention qui devenait à chaque instant plus sérieuse. Il adressa plusieurs questions à Marc, lut deux consultations données par des médecins de Granville, puis se mit à parcourir la chambre d’un air soucieux.
—Prostration des forces... pâleur... dégoûts, murmura-t-il... diable! diable!
—Vous trouvez ces symptômes alarmants, n’est-il pas vrai, Monsieur? dit Marc palpitant.