A Laffitte.
Paris, 3 février 1880.
Cher monsieur Laffitte,
Nana finit demain, et j'ai un devoir à remplir.
Pendant la publication, plusieurs de mes confrères ont eu l'extrême bonté de me signaler, par la voie des journaux où ils écrivent, certaines erreurs de détail. J'ai fait un dossier, j'ai examiné ces erreurs, j'en ai corrigé quelques-unes, celles qui m'ont paru réelles et regrettables.
Et je remercie mes confrères, le cœur troublé d'une émotion bien douce. Qu'on ose donc nous accuser encore de nous dévorer entre nous! Voilà d'excellents confrères qui, sans y être forcés, ont poussé le grand amour qu'ils me portent jusqu'à vouloir que mon œuvre soit parfaite. Ils m'ont lu avec une ferveur dont ma modestie a souffert, ils ont épluché les mots avec un souci de ma réputation qui m'a rempli de gratitude. Dieu les bénisse! C'est à eux que je vais devoir de publier un livre soigné.
Cordialement à vous.
A Jules Troubat.
Paris, 19 mars 1880.